Projection de F.I.S.T – Ciné-club et discussion au Camarade

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En Janvier, au Camarade,

le ciné-club propose deux projections sur le thème du syndicalisme, suivies de discussions à partir des films :

On commence par le film F.I.S.T

L’histoire débute à Cleveland en 1937. Johnny Kovak (Sylvester Stalone) et Abe Belkin (David Huffman) sont licenciés au lendemain d’un conflit sur leur lieu de travail dans lequel le premier prit une place de meneur. Dans la dech’ et sans emploi, ils sont approchés par un syndicaliste de la Fédération des Camionneurs (Federation of Interstate Truckers ou F.I.S.T.) qui n’avait pas manqué de remarquer la grande gueule de Kovak durant la grève. Il les embauche alors comme recruteurs pour le syndicat.

D’adhésions en grèves, de collaboration avec la mafia en négociation à la table des patrons, le scénario retrace son ascension au sein de la bureaucratie syndicale et fait défiler trente ans au cœur du XXème siècle américain.

F.I.S.T est librement adapté de la vie de Jimmy Hofa, célèbre dirigeant syndical américain connut pour sa condamnation liée au blanchiment de fonds de la mafia, ainsi que pour sa mystérieuse disparition en juillet 1975. Le film en lui même ne se fait pas l’écho d’un discours révolutionnaire. Loin de là, il nous fait une description d’une classe ouvrière américaine matée par le clientélisme, dont l’humour est aussi léger qu’une palette de bière.

Il n’en est pas moins un film saisissant, qui peut participer à l’appréhension des rôles et des fonctions du syndicat montré comme un espace de lutte potentiel, mais aussi et surtout comme une bureaucratie participant à la cogestion du travail.

Rendez-vous mercredi 17 janvier à 19h30 !

Ciné-club : Requiem pour un massacre – mercredi 13 décembre 19h30

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Requiem pour un massacre
Film d’Elem Klimov (1984) 140 minutes
Genre : Danse macabre
Deux précisions en préambule : durant la deuxième guerre mondiale en Biélorussie les nazis et leurs auxiliaires ont massacré près d’un quart de la population. Le scénario de ce film ayant été présenté aux autorités soviétiques, il est resté près de dix ans dans les tiroirs puis on a tenté de le faire tourner par un autre réalisateur. Et la perestroïka est arrivée….
Né à Stalingrad, enfant de la guerre, Klimov avait des souvenirs assez précis de l’époque. Mais ce film de guerre ne ressemble à aucun autre. Suivant un adolescent qui veut rejoindre les partisans, c’est un poème tragique, désepéré, cru, cataclysmique (le titre russe « Viens et vois » est tiré d’un verset de l’Apocalypse).
Et il n’y a aucune complaisance, aucun gore sanglant quant à la représentation des massacres, pas plus qu’on ne trouvera trace de démagogie dans le fait de voir la guerre par les yeux d’un enfant.
Même si le réalisateur n’épargne pas le spectateur, pas plus qu’il n’a ménagé son équipe au cours d’un tournage à obus et balles réelles. D’une beauté formelle, d’une vision épique, ce film splendide témoigne de la guerre totale, de l’horreur.
Comme l’a écrit un critique : un Apocalypse Now sans LSD.
Vous êtes prévenus.

Présentation du livre “Temps Obscurs” paru aux éditions Acratie avec les auteurs !

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Vendredi 1er Décembre au local Camarade à 20H

L’objectif de cet ouvrage est de comprendre pourquoi l’extrême droite a fait ces dernières années un tonitruant retour au premier plan de la scène politique en Europe et particulièrement en France. Sa dynamique est-elle similaire au fascisme des années 1930 ? Après avoir étudié le fascisme historique, les auteurs proposent d’analyser son renouveau idéologique, ainsi que son rapport au localisme et à l’international. Cet ouvrage entend offrir une analyse matérialiste pensant en termes de classes sociales le nationalisme et l’extrême droite.

La révolution russe a cent ans ! Présentation / Débat – Vendredi 3 Novembre 20H

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affiche en PDF

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Le mensuel anarchiste communiste Courant alternatif vient de sortir un numéro spécial de 44 pages consacré à la révolution russe de 1917, dont c’est le 100e anniversaire.

“Par le biais de textes souvent peu connus qu’ont écrits des protagonistes de cette révolution – comme Rosa Luxemburg, Alexandra Kollontai, Emma Goldman, Voline, Ida Mett, Anton Ciliga, Nestor Makhno, Victor Serge – ou d’études plus récentes – comme celles de Daniel Guérin, de Colo Bourdel sur les conseils ouvriers de 1905, ou de Yohan Dubigeon à partir des thèses d’Oskar Anweiler sur les soviets de 1905 à 1921 – et de quelques articles de membres de la revue, sont abordés différents épisodes de ce moment qui fit trembler toutes les bourgeoisies du monde.

Le fil conducteur de ces textes est la mise en lumière de ce qui constitue à nos yeux le plus intéressant de ces années entre 1905 et 1921, à savoir les formes d’auto-organisation qui en sont à l’origine. Conseils ouvriers, soviets sont bien loin des pratiques des partis, et surtout du Parti bolchevik, qui finit par participer à l’étouffement puis à la destruction de ces pratiques émancipatrices issues de la base de la société russe. Parler des soviets de cette période, c’est parler aussi – et peut-être même surtout – des pratiques à développer aujourd’hui au cœur des mouvements sociaux.”

 

Les Permanences de la Bibliothèque Bandura

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Le local « Camarade », ouvert sur Toulouse depuis quelques mois, a pour projet de réinjecter un peu de luttes et de révolution pour faire tousser les turbines et nous offrir des vacances prolongées. Nous avons donc constitué une bibliothèque pour réfléchir à tout ce qui pourrait nous aider pour y parvenir.
Le fonds se met petit à petit en place  et de nombreux ouvrages sont déjà disponibles !
Dès à présent, il est possible, et durant toute l’année, de venir
consulter ou emprunter des livres tous les mercredis après-midi entre 15H et 18H. Il est possible d’y travailler, seul ou à plusieurs, sur des bouquins, des brochures, des journaux etc.
Nous travaillons actuellement à l’informatisation de l’ensemble des
documents afin de rendre la recherche et l’emprunt plus simples.

A la rentrée, des groupes de travail verront également le jour afin de faire vivre certaines de ces permanences. Il s’agira de discuter
collectivement de textes, ou d’autres documents, annoncés à l’avance sur le site, afin d’élaborer des approches collectives pour certaines
problématiques politiques, le tout dans une volonté d’auto-formation.
Nous annoncerons le calendrier très prochainement.


Avis aux archivistes !
Nous cherchons à augmenter quantitativement et qualitativement ce fonds donc si vous avez des doublons ou des “vieilleries” dans votre grenier, n’hésitez pas à venir en discuter !

Ce mercredi comme tous les autres, n’hésitez pas à passer!

Local “Camarade”, 54 boulevard Déodat de Sévérac, 31300 Toulouse

Quand les nationalismes se font vautours

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Retour sur les luttes de classe en Yougoslavie à la veille de l’éclatement et pendant le conflit armé

Au local CAMARADE, quand on entend le mot « peuple », on se demande bien quel sale coup ils préparent contre le prolétariat. A l’heure où les propositions identitaires se font de plus en plus pressantes, dans le champ de la politique classique comme dans celui des « mouvements sociaux », il nous a semblé pertinent de revenir sur un conflit armé toujours dépeint à travers son caractère identitaire, ses blocs homogènes radicalement opposés, et ses tractations en haut lieu.
Y revenir pour creuser un peu. Et si la guerre d’Ex-Yougoslavie n’était pas le simple théâtre géopolitique d’une guerre fratricide ? Si cette guerre était la réponse capitaliste aux luttes de classe en Yougoslavie dans la décennie 80, c’est-à-dire leur défaite ?
Pour tester ces hypothèses, nous reviendrons collectivement sur l’activité des luttes de classe en Yougoslavie, de 1980 au début des années 90, avec l’aide d’un camarade qui nous présentera pour l’occasion un texte (1) écrit au moment du conflit armé, dont voici un extrait :
« Les divisions nationales expriment et s’appuient sur l’impasse de la situation. Les luttes sociales se heurtaient à une détermination sans faille puisque l’Etat yougoslave n’avait aucune marge de négociation. Au plan international, les résistances aux restructurations étaient vaincues et ne trouvaient aucun relais en mesure de modifier leurs rapports de forces. Ce mouvement ne portait aucune des revendications “démocratiques” qui lui auraient permis de trouver un relais politicien comme cela s’était passé en Pologne. Aucun discours politique, ni libéral, ni social-démocrate ne pouvait s’en nourrir. Sa capacité, réalisée, à mettre un Etat en faillite, qui lui aurait ouvert dans une période précédente le moyen de faire reculer cet Etat, n’intéressait plus personne. Expression vaincue de la capacité de l’affirmation ouvrière luttant pour sauvegarder ses conditions d’existence, il annonce les conditions d’une lutte à mort où il n’y a plus rien à revendiquer. Ce soulèvement a gagné par sa défaite le panache de n’avoir pas délégué sa rage et sa détermination à de quelconques représentants, du moins à aucune force politique en mesure de se réclamer de ses luttes. Raisons qui les ont fait disparaître de la mémoire ? L’exacerbation nationaliste est, comme moyen, l’expression concrète de cette défaite, permettant à l’ancien personnel politique de se maintenir au pouvoir, par un changement de discours, dans le fractionnement de l’ancien Etat et d’y achever la restructuration par la guerre. ».

Nous vous attendons donc le VENDREDI 16 JUIN à 20H au local “CAMARADE”, 54 boulevard Déodat de Séverac, 31 300 TOULOUSE.

Guerre à la guerre et vive la Révolution !

Bad Kids

 

(1) Pour celles et ceux qui souhaiteraient préparer en amont la discussion, nous avons mis en page le texte écrit à l’époque par le camarade qui viendra pour cette discussion, vous pouvez le télécharger en cliquant ICI ou passer récupérer un exemplaire imprimé lors des permanences du local.

Affiche

Pojection du film “Autonomia Obrera”

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Un documentaire consacré aux luttes ouvrières menées en marge des syndicats et des partis politiques dans l’Espagne des années 70.

Un film de : Falconetti Peña et Orsini Zegri

Avec : Pepe Rovira, Clemente, Speedy Gonzalez, Marcelo, Attila, Paco, Jesse James, Jésus-Christ, Juan Carlos Bourbon d’Espagne, Chema, Peter Fonda, El Kabra, des éléphants, Toni, Marga, Santi, etc.

Langue : Espagnol, sous-titré français
traduction/adaptation : Pif & Hercule
Durée : 74 minutes

1975 / 1982 Territoire espagnol. Après 40 ans de dictature, voici le temps de la transition démocratique plus connue comme « transaction démocratique ».
Ils étaient ouvriers, dockers, dynamiteurs à Barcelone, Vitoria, Bilbao. Tous faisaient partie de ce mouvement diffus, sans porte-parole ni dirigeants autre que les assemblées d’usine ou de quartier. Tous rejetaient le patronat, les syndicats, le capitalisme. Certains étaient armés, d’autres pas mais tous défendaient l’autonomie ouvrière. En 1976, l’Espagne était en flamme et « Il fallait (les) écraser (…) car c’étaient des minis soviets » (Manuel Fraga, ministre de l’intérieur)

La démocratie s’en est donc chargée.
Mais l’histoire cavale encore…

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C’est gratuit et on pourra causer de cette histoire effacée de l’Espagne et de ce qu’elle a à nous offrir ici et maintenant.